15ème COLLOQUE NATIONAL HSE – LA CIOTAT

GESTION DE L'ENVIRONNEMENT, NOUVELLES PROBLEMATIQUES DE SECURITE ET RISQUES EMERGENTS

PROGRAMME

ACCUEIL LE 26 MAI A 8H00 DANS LE HALL

AVEC REMISE DES BADGES ET DES PROGRAMMES

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ORGANISATION DU COLLOQUE

Ce colloque sera articulé autour de trois axes. Chaque axe sera introduit par une conférence plénière animée par une personnalité experte dans ce domaine.

  • Première journée, Gestion de l’environnement

Sandrine RUITTON, Maître de Conférences à l’Université d’Aix Marseille appartenant à l’Institut Méditerranéen d’Océanologie débattra de la directive-cadre sur les déchets de 2008. Le législateur doit définir les critères de sortie du statut de déchets : Granulats issus du BTP, broyats d’emballage en bois, boues d’épuration, verres, plastiques, métaux, etc. autant de produits qui peuvent être valorisés au lieu d’être éliminés. Cette réglementation marque la volonté des autorités de promouvoir le développement du recyclage. À quel moment un déchet cesse-t-il d’être « un déchet » ? Quelles matières peuvent sortir du statut de déchet ? Comment valoriser un déchet et selon quelles procédures ? Ces questions interpellent le préventionniste sur la façon dont il doit concilier environnement et activité industrielle. A ce titre, la création en avril 2012 du Parc National des Calanques, à caractère péri-urbain, illustre parfaitement ces enjeux : zone vaste avec des centres urbains et des sites industriels proches, une fréquentation et des usages très développés dans son périmètre et un patrimoine naturel unique et exceptionnel. La situation côtière de La Ciotat, ville d’accueil de ce colloque, en aire maritime adjacente du Parc, permet d’inspirer une réflexion spécifique quant à la protection de son patrimoine naturel et plus particulièrement sur les rejets industriels en milieu marin.

Cette première matinée sera clôturée par une table ronde de synthèse animée par Sandrine RUITTON, Gilles MARTIN et un représentant de l’ADEME…

L’après midi sera consacré à la visite des calanques et du littoral.

  • Deuxième journée, Sécurité au travail, formation

Cette deuxième journée débutera par une conférence plénière de Benoît MARC et Julien FEJA sur la formation de Personne Compétente en Radioprotection. Fondateurs et dirigeants de la société D&S, spécialisée dans l’ingénierie du démantèlement nucléaire et la formation. La France est l’un des pays les plus nucléarisés. 19 CNPE, 58 réacteurs, laboratoires associés au cycle du combustible, sites de recherche, sans oublier le domaine médical. Le secteur nucléaire concentre de nombreuses situations à risque parmi lesquelles le risque radiologique tient une grande place. L’optimisation des postes de travail, le prévisionnel et le suivi dosimétrique du personnel, la gestion des situations d’urgence, la gestion des sources radioactives, le transport de matières nucléaires sont autant de missions qui incombent à la Personne Compétente en Radioprotection. P C R trois lettres derrière lesquelles la réglementation impose diverses formations diplômantes qui, sur le terrain se déclinent davantage en une profession à part entière plutôt qu’une simple fonction. Ce sujet doit apporter des éléments quant aux missions de la PCR, aux compétences requises ainsi qu’aux stratégies de sa mise en œuvre.
Damien CRU, consultant en prévention des risques professionnels et chercheur associé au Laboratoire d’ergonomie et d’épidémiologie de la santé de l’Université d’Angers,  présentera une étude consacrée au secteur du bâtiment et travaux publics, milieu fortement exposé aux risques professionnels. Si les démarches de prévention ont permis de diminuer significativement le nombre d’accidents mortels ces dernières décennies, il demeure le secteur présentant le plus haut niveau de risque d’accidents. Le retour d’expérience et l’amélioration continue des méthodes appliquées par le préventeur imposent une vision plus globale de l’homme en situation de travail. Existe-t-il une résistance à la sécurité ? Les règles de métier éditées sont-elles pertinentes ? Le collectif est-il suffisamment sollicité ? Autant d’interrogations qui suscitent une remise en question partielle des différents acteurs de la prévention dans ce secteur si accidentogène.

Cette matinée s’achèvera par l’intervention de Myriam RICAUD, expert en prévention des risques chimiques à l’INRS. L’industrie et le secteur médical s’apprêtent à rencontrer un nouvel essor avec l’avènement des nanomatériaux. Ces substances microscopiques, présentes dans de multiples produits de la vie courante, sont « toxiques pour l’homme » et peuvent avoir des effets délétères sur les milieux naturels. Or, ces dernières années, leur emploi est en constante augmentation dans le monde professionnel, imposant une réflexion sur le long terme quant à leur toxicité potentielle et les moyens préventifs à mettre en œuvre. Ici, il s’agit d’apporter des réponses aux questions suivantes : Quels sont les effets connus et méconnus sur la santé ? Quels sont les scénarios prospectifs ? Quelles sont les mesures actuelles efficaces en matière de prévention ?

A la fin de cette matinée les personnalités du Bassin d’emploi de la Ciotat qui ont soutenu cette manifestation (patrons de PME et personnalités des collectivités territoriales) seront conviées à débattre des questions évoquées autour d’un repas.
L’après midi sera consacré au choix, soit à la présentation et à la visite des chantiers navals de la Ciotat soit la visite d’un domaine viticole de Cassis.

  • Troisième journée, Santé au travail, Gestion de la prévention

Le dernier jour sera consacré à la santé au travail et aux progiciels dédiés.

Sandrine MULLER, responsable du pôle technique du GIMS 13, présentera le compte personnel de prévention de la pénibilité. La pénibilité au travail est définie par une exposition à un ou plusieurs facteurs de risques professionnels altérant de façon plus ou moins irréversible la santé des travailleurs. Au 1er janvier 2015, le compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P) a été mis en place et s’adresse au travailleur exposé à différents facteurs de pénibilité tels que les rythmes de travail, les ambiances hostiles ou encore les contraintes physiques marquées. Comment quantifier cette pénibilité ? Quels indicateurs doit-on utiliser afin d’obtenir les critères de décision pertinents ? Autant d’interrogations qui appellent une nouvelle façon d’appréhender la pénibilité dans la démarche d’analyse et d’évaluation des risques professionnels.

Marie VANDERGHOTE, Chargée de mission au CESTP-ARACT de Picardie et chercheur associée au Centre de Recherche en Psychologie de l’Université de Picardie, complètera cette première présentation par les risques associés à l’emploi des substances cancérigènes mutagènes et reprotoxiques .

Guénolé LEFRANC, ingénieur de recherche de la société Préventéo, présentera un progiciel dédié entre autre à la rédaction du document unique d’évaluation des risques. Ce dernier inclut notamment des veilles réglementaire et technique périodiquement actualisées et est adapté à la plupart des industries, nucléaire, pétrochimie, agroalimentaire, aéronautique…

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